samedi, 27 mai 2017

Centre de Gestion de la Qualité de l'Air

     Indice Qualité Air du 24 mai 2017   

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Centre de Gestion des Urgences Environnementales

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L’atténuation est une intervention humaine visant à réduire les sources d’émission de gaz à effet de serre (GES) ou à augmenter les puits de gaz à effet de serre. Un puits de gaz à effet de serre est un réservoir, naturel ou artificiel, de gaz à effet de serre. Ces puits sont aujourd’hui principalement les océans, les sols, ou certains espaces végétalisés (forêts en formation).

L’atténuation contribue à l’objectif de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique (causée par les activités humaines) dangereuse du système climatique ».

Sur la période évaluée par le GIEC (1970-2010), 78% de la hausse des émissions totales de gaz à effet de serre peut être attribuée à l’usage de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz par exemple) et aux procédés industriels.

En 2010, les émissions totales ont ainsi atteint 49 milliards de tonnes équivalent CO2. La répartition des émissions de gaz à effet de serre en 2010 était la suivante :

  • 76% de dioxyde de carbone
  • 16% de méthane
  • 6% de protoxyde d’azote
  • 2% de gaz fluorés

Au Sénégal, le profil des émissions de gaz à effet de serre par secteur se présente comme suit : 49% provenant du agricole, 40% de l’énergie, 7% des déchets et 4% des  procédés  industriels. Le total de ces émissions est de 13084 Gg ECO2 ; soit une émission de 1,2 tonne de CO2 par habitant (pour une population de 10 817 844 habitants). (Source 3éme Communication nationale sur les Changements Climatiques).

Dans le cadre de la lutte contre les émissions de GES au niveau mondial, suivant les deux périodes d’engagement du Protocole de Kyoto sous la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, nous distinguons les Parties annexe 1 ou 2 et non annexe1.

Les premières cités très émettrices, doivent prendre des engagements significatifs de réduction des émissions et aider les pays en voie de développement à mener une politique sobre en carbone. Les Parties non annexe 1 sont les pays pauvres, très vulnérables aux effets néfastes du changement climatique et qui contribuent faiblement aux émissions de GES mondiales. Elles n’ont aucune forme d’engagement de réduction des émissions de leurs GES à part la soumission régulière de documents faisant état de leur niveau d’émission et de vulnérabilité ainsi que les actions entreprises pour y remédier.

Ces dernières peuvent être le réceptacle avec le concours des pays développés, de la mise en œuvre de projets initiés dans le cadre du Mécanisme pour un Développement Propre (MDP, un des 03 mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto).

D’autres outils, moins contraignants, peuvent être utiliser afin de contribuer au développement durable du pays avec de forts aspects transformationnels ainsi que la réduction de ses émissions, nous pouvons citer notamment les NAMAs et le REDD+.

Egalement, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, il a été signé en 2015 à Paris, un accord historique, destiné à entrer en vigueur en 2020. Les conditions de réussite de cet accord se baseront sans nul doute sur la mise en œuvre des plans d’action climat, communément appelés Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN).

Cette contribution est l’effort que le Pays estime pouvoir réaliser en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de séquestration de carbone dans les secteurs de l’énergie (production d’électricité et combustibles domestiques, efficacité énergétique), des transports, de l’agriculture, des déchets et de la foresterie.

Ainsi, le Sénégal se fixe un objectif réaliste de réduire ses émissions respectivement sous l’option inconditionnelle et conditionnelle de 5% et de 21% à l’horizon 2030.