vendredi, 20 juillet 2018

Centre de Gestion de la Qualité de l'Air

     Indice Qualité Air du 07 mai 2018 

                                                                                                            indice Moyen Cgqa     

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Cadre juridique

1 Loi N° 2001-02 du 15 janvier 2001

Loi N° 2001 - 01 du 15 Janvier 2001 portant code de l’environnement

Extraits portant sur la pollution de l’Air

CHAPITRE II

Pollution de l’air et odeurs incommodantes

ARTICLE L 76: Sont soumises aux dispositions de la présente loi et des règlements pris pour son application les pollutions de l’air ou les odeurs qui incommodent les populations, compromettent la santé ou la sécurité publique, nuisent à la production agricole, à la conservation des constructions et monuments ou au caractère des sites et des écosystèmes naturels.

Dans le cadre de l’application des conventions internationales y relatives, l’Etat peut prendre des prescriptions générales tendant à renforcer le dispositif de lutte contre la pollution de l’air.

ARTICLE L 77: Des décrets pris en application de la présente loi déterminent:

- les conditions dans lesquelles les immeubles, les établissements commerciaux industriels, artisanaux ou agricoles, les véhicules ou autres objets mobiliers possédés, exploités ou détenus par toute personne physique ou morale, sont construits, exploités ou utilisés de manière à satisfaire aux dispositions de la présente loi;

- les cas et conditions dans lesquels doit être interdite ou réglementée l’émission dans l’atmosphère de fumées, poussières ou gaz toxiques, corrosifs, radioactifs;

- les conditions dans lesquelles sont réglementés et contrôlés la construction des immeubles, l’ouverture des établissements ne figurant pas dans la nomenclature des installations classées, l’équipement des véhicules, la fabrication des objets mobiliers, l’utilisation des combustibles et carburants et au besoin, la nature des combustibles utilisés;

- les cas et conditions dans lesquels toutes mesures exécutoires doivent être prises par l’administration destinées d’office à faire cesser le trouble, avant l’exécution de condamnation pénale;

- les délais dans lesquels il doit être satisfait à ces dispositions à la date de publication de chaque règlement.

Des zones de protection spéciale faisant l’objet de mesures particulières doivent, en cas de nécessité, être instituées par arrêté du Ministre chargé de l’environnement en fonction des niveaux de pollution observée et compte tenu de certaines circonstances propres à en aggraver les inconvénients.

ARTICLE L 78: Afin d’éviter la pollution atmosphérique, les immeubles, établissements agricoles, industriels, commerciaux ou artisanaux, véhicules ou autres objets mobiliers possédés, exploités ou détenus par toute personne physique ou morale, sont construits, exploités ou utilisés de manière à satisfaire aux normes techniques en vigueur ou prises en application de la présente loi.

Ils sont tous soumis à une obligation générale de prévention et de réduction des impacts nocifs sur l’atmosphère.

ARTICLE L 79: Lorsque les personnes responsables d’émissions polluantes dans l’atmosphère, au-delà de normes fixées par l’administration, n’ont pas pris de dispositions pour être en conformité avec la réglementation, le Ministre chargé de l’environnement leur adresse une mise en demeure à cette fin.

Si cette mise en demeure reste sans effet ou n’a pas produit les effets attendus dans le délai imparti ou d’office, en cas d’urgence, le Ministre chargé de l’environnement doit, après consultation du Ministère concerné, suspendre le fonctionnement de l’installation ou de l’activité en cause ou faire exécuter les mesures nécessaires, aux frais du propriétaire ou en recouvrer le montant du coût auprès de ce dernier.

ARTICLE L 80: Les contrôles et constatations des infractions prévues par la présente loi et par les règlements pris pour son application sont effectués par les agents assermentés et habilités des services chargés de la Protection de l’environnement astreints au secret professionnel dans les conditions et sous les sanctions prévues par le Code pénal.

2 Décret N° 2001-282 du 12 Avril 2001

Toutes ces sources d’émissions d’effluents gazeux s’ajoutent à une climatologie défavorable à certaines périodes de l’année, avec une retombée importante de particules solides.

Cette atteinte, pour laquelle aucune donnée n’est disponible, inquiète aujourd’hui par les cas de plus en plus nombreux de maladies liées aux polluants atmosphériques.

Le décret fait ressortir quatre (4) chapitres traitant successivement des dispositions générales faisant l’objet d’un certain nombre de définitions et la description des différents polluants les plus présents dans l’air, des dispositions applicables à toutes les installations fixes, des dispositions concernant les pollutions atmosphériques par les véhicules et le contrôle de ces pollutions, et enfin la définition de zones de protection spéciale et la limitation des émissions dans ces zones.

Il apporte les innovations suivantes:

- D’abord il réglemente, pour la première fois, les pollutions causées par les émissions de gaz;

- Ensuite, il exige de toutes les sources un traitement préalable des polluants gazeux avant tout rejet. Une surveillance et un contrôle de ces rejets sont assurés par les agents assermentés du Ministère de l’environnement ou par tout autre agent compétent en la matière;

- Enfin il fixe et précise les modalités de recouvrement de la taxe annuelle que doivent payer les industries rejetant des effluents gazeux. Elle est fixée par arrêté. L’argent recueilli est versé dans les caisses du Trésor, et une partie sert à la réalisation d’actions concrètes contribuant aux politiques de lutte contre les pollutions atmosphériques et de protection des ressources de l’environnement.

CHAPITRE I

Dispositions applicables aux installations fixes

ARTICLE R 71: Sans préjudice de l’application de la réglementation sur les installations classées, les dispositions du présent chapitre sont applicables aux installations fixes pouvant engendrer des émissions polluantes, quelle que soit l’affectation des locaux où sont comprises ces installations.

ARTICLE R 72: Lorsque les émissions polluantes des installations peuvent engendrer, en raison de conditions météorologiques constatées ou prévisibles à court terme, une élévation du niveau de la pollution atmosphérique constituant une menace pour les personnes ou pour les biens, les exploitants de ces installations doivent mettre en œuvre toutes les dispositions utiles pour supprimer ou réduire leurs émissions polluantes.

ARTICLE R 73: Les installations classées autorisées peuvent faire l’objet de prescriptions spécifiques en application du présent article.

 Des arrêtés interministériels sont pris pour:

- appliquer les normes en vigueur;

- déterminer les circonstances dans lesquelles les exploitants des installations sont tenus de supprimer ou réduire leurs émissions polluantes;

- définir les prescriptions susceptibles d’être imposées pendant une durée maximale de quarante-huit heures aux exploitants de ces installations telles que l’interdiction de l’usage de certains produits chimiques, le ralentissement ou l’arrêt du fonctionnement de certains appareils ou équipements;

- définir les conditions dans lesquelles lesdites prescriptions peuvent être imposées pendant des périodes supplémentaires de vingt-quatre heures si des circonstances justifiant l’application de l’alinéa ci-dessus sont à nouveau constatées.

Ces arrêtés interministériels sont notifiés aux exploitants desdites installations.

ARTICLE R 74: Des arrêtés pris conjointement par les Ministres chargés respectivement de l’environnement, de la santé, de l’agriculture et de l’industrie peuvent prescrire toutes mesures utiles en vue de limiter la pollution atmosphérique résultant de la combustion de certaines matières en dehors de toute installation appropriée.

CHAPITRE II

Dispositions applicables aux installations fixes  d’incinération, de combustion ou de chauffage

ARTICLE R 75: Sans préjudice de l’application des mesures prévues par la réglementation relative aux installations classées, le présent chapitre s’applique aux installations fixes d’incinération, de combustion ou de chauffage équipant tous locaux publics ou privés, quelle que soit leur affectation.

ARTICLE R 76: Des arrêtés pris conjointement par les Ministres chargés respectivement de l’environnement, de l’industrie, de la santé, de l’intérieur et du commerce peuvent fixer des spécifications techniques auxquelles doivent répondre, pour pouvoir être fabriqués, importés ou mis en vente sur le marché sénégalais, des matériels d’incinération, de combustion ou de chauffage.

Ces arrêtés précisent, le cas échéant, les procédures d’homologation et de contrôle de conformité aux normes en vigueur auxquelles les matériels peuvent être soumis. Ils fixent, pour chaque type de matériels, les délais à l’expiration desquelles la réglementation devrait être applicable. Ces délais ne pouvant être supérieurs à deux ans.

ARTICLE R 77: Des arrêtés pris conjointement par les Ministres chargés respectivement de l’environnement, de l’habitat, de l’industrie, de la santé, de l’intérieur et de l’agriculture peuvent déterminer les conditions de réalisation et d’exploitation des équipements d’incinération, de combustion ou de chauffage.

Des arrêtés peuvent notamment définir des spécifications techniques pour les chaufferies, imposer la mise en place d’appareils de réglage des feux et de contrôle, limiter la teneur en polluant de gaz rejeté dans l’atmosphère, fixer les conditions de rejet dans l’atmosphère de produits de la combustion, rendre obligatoires des consignes d’exploitation et la tenue d’un livret de chaufferie.

ARTICLE R 78: Les installations d’incinération, de combustion ou de chauffage sont soumises à une visite périodique par un expert ou un organisme agréé. Des arrêtés interministériels pris par les Ministres chargés de l’environnement, de l’industrie et de la santé précisent la périodicité, les modalités de visite ainsi que les conditions d’agrément des experts et organismes agréés.

ARTICLE R 79: Les agents assermentés et habilités pour le contrôle mentionné dans la loi portant Code de l’environnement, ont accès aux appareils de mise en œuvre de l’énergie aux fins d’incinération, de combustion ou de chauffage et à leurs annexes, pour faire les prélèvements et mesures nécessaires. Ils ont également accès aux stocks de combustibles dont ils peuvent prélever des échantillons aux fins d’identification.

Des justifications sur la nature des combustibles peuvent être exigées des utilisateurs. A cet effet, les distributeurs et vendeurs sont tenus de libeller leurs bordereaux et factures de façon précise se référant notamment aux définitions réglementaires.

CHAPITRE III

Zones de protection spéciale

ARTICLE R 80: Des zones de protection spéciale peuvent être créées et délimitées par des arrêtés pris conjointement par les Ministres chargés de l’environnement, de l’intérieur, de l’industrie, de la santé, de l’urbanisme et de l’agriculture.

Le périmètre de chaque zone est déterminé notamment en fonction de l’importance et de la localisation des populations et en tenant compte de tout ou partie des éléments suivants et de leurs variations dans le temps:

- concentration pondérale et qualitative des particules dans l’air;

- concentration dans l’air de tout gaz toxique notamment de dioxyde de soufre;

- circonstances locales, notamment de caractère climatologique de nature à aggraver les inconvénients de la pollution;

- absorption des rayonnements solaires.

ARTICLE R 81: En vue de limiter la pollution de l’atmosphère à l’intérieur des zones de protection spéciale, les arrêtés déterminent les conditions auxquelles doivent satisfaire les installations fixes.

ARTICLE R 82: Sont punies des peines prévues pour les contraventions:

- l’inobservation à l’intérieur d’une zone de protection spéciale des mesures déterminées en application des dispositions du chapitre premier du présent titre ;

- l’inobservation des prescriptions imposées par le présent décret au chapitre premier du présent titre ;

- l’inobservation des prescriptions édictées en application des dispositions du chapitre II du présent titre.

3 Valeurs limites de la qualité de l’air pour le Sénégal et l’OMS

Polluants Moyenne temporelle Valeur limite maximale
Directives OMS NS-05-62 (Sénégal)

Dioxyde de soufre (SO2)

(en μg/m3)

Horaire

Journalière

Annuelle

500 (10 mn)

125

50

-

125

50

Dioxyde d’azote (NO2)

(en μg/m3)

Horaire

Annuelle

200

40-50

200

40

Ozone (O3)

(en μg/m3)

Horaire

8 Heures

150-200

120

-

120

Monoxyde de carbone (CO)

(en μg/m3)

Horaire

8 Heures

30 000

10 000

30 000 (24h)

-

Particules <10μm (PM10)

(en μg/m3)

Journalière

Annuelle

50

20

260

80

Particules <2,5 μm (PM2,5)

(en μg/m3)

Journalière

Annuelle

25

10

-

-

Plomb (Pb) (en μg/m3) Annuelle 0,5-1,0 2

1 Qu’est ce que l’IQA ?

L’indice de qualité de l’air (IQA) indique l’état journalier de la qualité de l’air. Il renseigne sur le niveau de pollution de l’air et les impacts sanitaires qui peuvent en découler après quelques minutes ou des jours après l’exposition à la pollution atmosphérique.

Parmi les utilisateurs de ce système, l’Agence Américaine de Protection de l’Environnement (USEPA) a développé un IQA pour cinq principaux polluants réglementés par la loi sur la qualité de l’air (l’ozone de surface, les particules de poussières, le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote). Pour chaque polluant, l'USEPA a déterminé des standards pour protéger contre les effets sanitaires.

2 Comment fonctionne l'IQA ?

Vous pouvez imaginer l’IQA comme une règle mesurant entre 0 et 500. Plus la valeur de l’IQA est élevée, plus le niveau de pollution de l’air est grand et plus l’impact sanitaire négatif est important.

Par exemple, une valeur d’IQA de 50 représente une bonne qualité de l’air et un faible potentiel d’impact négatif sur la santé, alors qu’une valeur d’IQA de 300 représente un air de qualité « dangereuse ».

La valeur de 100 correspond globalement au standard pour un polluant en-dessous duquel la santé des populations est préservée. Ainsi, des valeurs inférieures à 100 sont satisfaisantes. Quand les valeurs sont supérieures à 100, la qualité de l’air affecte d’abord la santé des populations sensibles, puis celle de tout le monde quand l’IQA devient plus élevé.
 
Au Sénégal, le Centre de Gestion de la Qualité de l’Air a adopté quatre classes d’IQA et chaque classe correspond à un niveau d’impact sanitaire selon le groupe de population.

3 Comment l'IQA est il calculé ?

L’indice pour un polluant donné correspond à sa concentration exprimée en pourcentage de sa valeur limite.
 
IQA = (Concentration du Polluant / valeur limite du Polluant)*100

Les valeurs limites d’immissions de polluants ont été établies par l’Association Sénégalaise de Normalisation.

Pour évaluer la qualité de l'air globale pour une station de surveillance particulière, un indice est calculé pour chaque polluant mesuré et le maximum est considéré comme l'indice de qualité de l'air pour cette station de surveillance, car il représente le plus mauvais des polluants mesurés.


4 Que signifient les classes de l'IQA ?

Bon : l’IQA est satisfaisant et la pollution de l’air pose très peu ou pas de risque sanitaire.

Moyen : l’IQA est acceptable. Toutefois, pour certains polluants, il peut y avoir de légers risques sanitaires pour un nombre limité de personnes. Par exemple, les personnes qui ne sont pas d’habitude sensibles à l’ozone pourraient manifester quelques symptômes.

Mauvais : Certains groupes de personnes sont particulièrement sensibles aux effets nocifs de certains polluants. Ceci signifie qu'ils sont susceptibles d'être affectés pour les plus basses valeurs que le grand public. C'est le cas pour les enfants et les adultes en activité à l’extérieur. Les personnes atteintes de maladies respiratoires sont soumises à un risque élevé en cas d’exposition à l’ozone, alors que les gens atteints de maladies cardiaques le sont en cas d’exposition au monoxyde de carbone. Avec des valeurs d'IQA entre 150 et 200, tout le monde peut commencer à sentir des effets sanitaires qui sont plus sérieux chez les gens des groupes sensibles.

Très Mauvais : Des valeurs d’IQA supérieures à 200 déclenchent une alerte sanitaire, car chacun peut ressentir de sérieux effets sur sa santé. Avec des valeurs d'IQA supérieures à 300, toute la population est affectée. L’alerte générale doit être déclenchée et des mesures d’urgence doivent être prises.

1. L’origine des polluants

L’air est composé d’oxygène (21%), d’azote (78%) et d’argon (0,95%). Il est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d’origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les volcans ...) ou produits par les activités humaines (pots d’échappements, cheminées d’usines, feux domestiques, feux de poubelles ...).

La qualité de l’air résulte d’un équilibre entre les apports de polluants et les phénomènes de dispersion et de transformation dans l’environnement.

Les polluants atmosphériques sont très nombreux et parfois à des concentrations très faibles.

Il existe deux principales grandes familles de polluants atmosphériques : les polluants primaires et les polluants secondaires.

Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (industrielle, automobile, surfacique). Il s’agit de gaz tels que les oxydes de carbone, les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, les hydrocarbures légers, les composés organiques volatiles et les particules contenant ou non des composes métalliques

(plomb, mercure cadmium...) ou organiques.

Sous l’action des rayons solaires et de la chaleur, ces polluants primaires peuvent se transformer, dans la basse atmosphère, en polluants secondaires tel que l’ozone. Ce dernier résulte de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée.

La formation de polluants secondaires nécessite un certain temps durant lequel les masses d’air se déplacent. Ce qui explique pourquoi les pointes de polluants secondaires concernent des territoires souvent plus étendus que les pointes de polluants primaires.

2. Polluants suivis

Compte tenu du nombre élevé de polluants dans l’atmosphère seuls quelques-uns sont suivis, car d’une part ils sont représentatifs des types de pollution (industrielle, automobile ou surfacique) et d’autre part, leurs effets nuisibles pour l'environnement et/ou la santé ont été démontrés.

On parle alors d’indicateurs de pollution atmosphérique qui font l'objet de réglementations.

Le CGQA assure la surveillance des polluants atmosphériques suivants :

SO2 (Dioxyde de soufre)

Les émissions de dioxyde de soufre dépendent de la teneur en soufre des combustibles (gazole, fuel, charbon...). Elles sont principalement libérées dans l’atmosphère par les cheminées des usines (centrales thermiques...), le secteur automobile Diesel contribue dans une faible mesure à ces émissions.

Impact sur la santé : Une pollution au dioxyde de soufre provoque des symptômes respiratoires aigus chez l’adulte et baisse de la  capacité respiratoire chez l’enfant.

PM (Particules en suspension)

Le transport routier, les combustions industrielles et l’incinération des déchets sont parmi les émetteurs de particules en suspension. Certaines particules dites secondaires se forment à partir d'autres polluants.

Les principaux secteurs d'émission des particules de diamètre inférieur à 10 µm sont le transport, l’industrie et les phénomènes naturels.

Impact sur la santé : Les particules en suspension (PM10 et PM2,5) sont responsables de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires.

NOx (Oxydes d'azote)

Les émissions d’oxydes d’azote apparaissent dans toutes les combustions, à hautes températures, de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole...).

Le transport reste la principale source d’émission de NOx (les moteurs diesel en rejettent deux fois plus que les moteurs à essence catalyses. Cependant la plupart des véhicules au Sénégal ne sont pas équipés avec des pots catalytiques).

Le monoxyde d’azote (NO) rejeté par les pots d’échappement est oxydé par l’oxygène et se transforme en dioxyde d’azote (NO2).

Impact sur la santé : Les oxydes d’azote déclenchent des crises d’asthme et accentuent la  sensibilité des bronches aux infections chez l’enfant.

O3 (Ozone)

L’ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des UV dans la haute atmosphère (à environ 25 km d’altitude au niveau de la stratosphère).

Mais à basse altitude, ce gaz est nuisible si sa concentration augmente trop fortement.

C’est le cas lorsque se produit une réaction chimique entre le dioxyde d’azote et les hydrocarbures (polluants d’origine automobile).

Cette réaction nécessite des conditions climatiques particulières (fort ensoleillement températures élevées, phénomène d’inversion de température, faible humidité et absence de vent).

Impact sur la santé : La pollution à l’ozone provoque des toux et des irritations oculaires.

CO (Monoxyde de carbone)

Les émissions de monoxyde de carbone proviennent essentiellement du trafic routier, bien que ce polluant ne représente en moyenne que 6% des gaz d'échappement d'un véhicule à essence (un véhicule diesel en émet 25 fois moins).

Impact sur la santé : Le monoxyde de carbone provoque une intoxication chronique, des maux de tête, vertiges, problèmes cardio-vasculaires.

BTX (Benzène, Toluène, Xylènes)

Les BTX sont des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) libérés lors de l'évaporation des carburants (remplissage des réservoirs), ou par les gaz d'échappement.

Ils sont émis majoritairement par le trafic automobile, le reste des émissions provenant de processus industriels et éventuellement d'usage domestique de solvants.

Impact sur la santé : Les BTX sont à l’origine de troubles du système nerveux et perte de conscience.

Le plomb n’est pas suivi et n’est plus un indicateur de la pollution automobile, car il a été supprimé de l’essence depuis 2005.

3. Recommandations sanitaires en cas de pic de pollution

En cas de pic de pollution, il est recommandé à l’ensemble de la population :

-          de respecter scrupuleusement leur traitement médical en cours, ou de l'adapter sur avis de leur médecin

-          de consulter leur médecin en cas d'aggravation de leur état ou apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux)

-          d'éviter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) augmentant de façon importante le volume d'air et de polluants inhalés

-          de veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d'autres facteurs irritants des voies respiratoires, tels que l'usage de solvants et surtout la fumée de tabac

- Les enfants et les personnes âgées devraient  éviter de s'exposer longuement à l'air ambiant pendant la période.

Cinq stations de mesures sont installées à travers la ville de DAKAR

1 Cathédrale

cathedralephotocgqa

La station du Boulevard de la République est située à 14°40’14" N et 17°26’11" W. C’est une station de type urbain  située en plein centre ville, en bordure de route.  

Elle est équipée avec des analyseurs mesurant :  

-          le monoxyde de carbone (CO),

-          le dioxyde de souffre (SO2),

-          les oxydes d’azote (NOx) avec le dioxyde d’azote (NO2) et le   monoxyde d’azote (NO),

-          l’ozone (O3),

-          les particules de poussières (PM10 et PM2.5).

2 Bel-Air

belaircgqa

La station de Bel Air est située à  14°40‘50" et 17°25‘58",  dans la zone portuaire qui concentre une grande partie des unités industrielles de la région de DAKAR.

Elle est donc une station de type industriel qui mesure essentiellement:

-          le dioxyde de souffre (SO2),

-          les particules de poussière ( PM10 et PM2.5 ),

-          les oxydes d'azote (NOx) avec le dioxyde d'azote (NO2) et le monoxyde d'azote (NO),

-          et les BTX (Benzène, Toluène, Xylène etc).

3 Médina

medinacgqa

La station de Abass Ndao est installée dans l’enceinte de l’hôpital du même nom. C’est une station de type suburbain situé en bordure de route au niveau d’une intersection munie de feux rouges. Ses coordonnées géographiques sont 14°41‘14" et 17°26‘54".

Elle mesure:

-          le monoxyde de carbone (CO),

-          les particules de poussière ( PM10 ),

-          les oxydes d’azote (NOx) avec le dioxyde d’azote (NO2) et le monoxyde d’azote (NO).

4 HLM

hlmcgqa

La station des HLM est située à 14°42’37" N et 17°26’54" W.
C’est une station de type périurbain située en proche banlieue.

Elle est équipée avec des analyseurs mesurant :

-          le dioxyde de souffre (SO2),

-          les oxydes d’azote (NOx) avec le dioxyde d’azote (NO2) et le monoxyde d’azote (NO),

-          l'ozone (O3),

-          et les particules de poussières (PM10).

Cette station mesure également les paramètres météorologiques :

-           température,

-           humidité relative,

-           radiation nette,

-           pression,

-           vitesse et direction du vent.

5 Yoff

Yoffcgqa

Yoff est une station de type régional située en bordure de l’océan atlantique à 14°44‘51" et 17°27‘35".

 Elle permet de connaître la pollution de fond et mesure essentiellement :

-          les particules de poussières (PM10),

-          l’ozone (O3),

-          et les oxydes d’azote (NOx) avec le dioxyde d’azote (NO2) et le monoxyde d’azote (NO).

Les missions du CGQA sont :

- d’assurer la veille sur la pollution de l’air ambiant,

- d’informer le public sur l’état de la qualité de l’air,

- de fournir à l’état des rapports sur la pollution de l’air pour une prise de décision.

-  d’évaluer les rejets de polluants à la source,

- de favoriser la mise en place un observatoire de la qualité de l’air.