vendredi, 20 juillet 2018

Centre de Gestion de la Qualité de l'Air

     Indice Qualité Air du 07 mai 2018 

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L’atténuation est une intervention humaine visant à réduire les sources d’émission de gaz à effet de serre (GES) ou à augmenter les puits de gaz à effet de serre. Un puits de gaz à effet de serre est un réservoir, naturel ou artificiel, de gaz à effet de serre. Ces puits sont aujourd’hui principalement les océans, les sols, ou certains espaces végétalisés (forêts en formation).

L’atténuation contribue à l’objectif de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique (causée par les activités humaines) dangereuse du système climatique ».

Sur la période évaluée par le GIEC (1970-2010), 78% de la hausse des émissions totales de gaz à effet de serre peut être attribuée à l’usage de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz par exemple) et aux procédés industriels.

En 2010, les émissions totales ont ainsi atteint 49 milliards de tonnes équivalent CO2. La répartition des émissions de gaz à effet de serre en 2010 était la suivante :

  • 76% de dioxyde de carbone
  • 16% de méthane
  • 6% de protoxyde d’azote
  • 2% de gaz fluorés

Au Sénégal, le profil des émissions de gaz à effet de serre par secteur se présente comme suit : 49% provenant du agricole, 40% de l’énergie, 7% des déchets et 4% des  procédés  industriels. Le total de ces émissions est de 13084 Gg ECO2 ; soit une émission de 1,2 tonne de CO2 par habitant (pour une population de 10 817 844 habitants). (Source 3éme Communication nationale sur les Changements Climatiques).

Dans le cadre de la lutte contre les émissions de GES au niveau mondial, suivant les deux périodes d’engagement du Protocole de Kyoto sous la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, nous distinguons les Parties annexe 1 ou 2 et non annexe1.

Les premières cités très émettrices, doivent prendre des engagements significatifs de réduction des émissions et aider les pays en voie de développement à mener une politique sobre en carbone. Les Parties non annexe 1 sont les pays pauvres, très vulnérables aux effets néfastes du changement climatique et qui contribuent faiblement aux émissions de GES mondiales. Elles n’ont aucune forme d’engagement de réduction des émissions de leurs GES à part la soumission régulière de documents faisant état de leur niveau d’émission et de vulnérabilité ainsi que les actions entreprises pour y remédier.

Ces dernières peuvent être le réceptacle avec le concours des pays développés, de la mise en œuvre de projets initiés dans le cadre du Mécanisme pour un Développement Propre (MDP, un des 03 mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto).

D’autres outils, moins contraignants, peuvent être utiliser afin de contribuer au développement durable du pays avec de forts aspects transformationnels ainsi que la réduction de ses émissions, nous pouvons citer notamment les NAMAs et le REDD+.

Egalement, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, il a été signé en 2015 à Paris, un accord historique, destiné à entrer en vigueur en 2020. Les conditions de réussite de cet accord se baseront sans nul doute sur la mise en œuvre des plans d’action climat, communément appelés Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN).

Cette contribution est l’effort que le Pays estime pouvoir réaliser en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de séquestration de carbone dans les secteurs de l’énergie (production d’électricité et combustibles domestiques, efficacité énergétique), des transports, de l’agriculture, des déchets et de la foresterie.

Ainsi, le Sénégal se fixe un objectif réaliste de réduire ses émissions respectivement sous l’option inconditionnelle et conditionnelle de 5% et de 21% à l’horizon 2030.

Le Fonds vert pour le climat, c’est quoi?

fonds vert ClimatC’est un organisme financier de l’Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables.
Il a été créé en 2010 lors de la COP16 à Cancun afin d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, à s’adapter aux changements climatiques et pour soutenir leur transition vers un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre.
Le Fonds vert pour le climat est composé d’un conseil d’administration de 24 membres nommés, à égalité entre les pays développés et les pays en développement, pour un mandat de trois ans renouvelable. À la tête du conseil, deux coprésidents élus parmi les membres pour une période d’un an. Le siège du Conseil d’administration se trouve à Songdo, en Corée du Sud.

Aperçu sur le Fonds Vert Climat

-          2009: le concept général du Fonds Vert pour le Climat est proposé pour la première fois à la Conférence des Parties (CdP) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)à Copenhague, Danemark (CdP 15) ;

-          2010 : la CdP16 à Cancun au Mexique décide de mettre en place le Fonds Vert avec objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, pour soutenir les programmes d’atténuation et d’adaptation dans les pays en développement afin de promouvoir un développement faible en émissions de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ;

-          2011: L’instrument de gouvernance du FVC est adopté à Durban, Afrique du Sud (CdP17), dans lequel la CdP lui donne le mandat de contribuer de façon ambitieuse aux efforts mondiaux pour atteindre les objectifs définis par la communauté international pour lutter contre le changement climatique ;

-          2012: Le Conseil du Fonds Vert Climat tient sa première réunion. Le conseil, composé de 24 membres, dont chaque moitié représente de façon égale les pays développés et les pays en développement ; 50% des financements du FVC sont alloués à l’adaptation et 50% à l’atténuation ;

-          2013: Le Fonds met en place son siège permanent à Songdo, République de Corée ;

-          2014: En accord avec ses principes et ses lignes directrices de mise en œuvre, le Fonds Vert débute sa toute première mobilisation de ressources, levant l’équivalent de 10,2 milliards de dollars en termes de promesses, dès la fin de la même année. La mobilisation initiale de ressources s’étend jusqu’en 2018 et le Fonds demeure ouvert à d’autres contributions pendant cette période, aussi bien de sources privées que publiques ;

-          2015: Les premières décisions d’investissements sont prises lorsque 50% des contributions sont signées.

Modalités d’accès aux ressources du FVC

Le Fonds Vert Climat (FVC) dispose d’une modalité d’accès direct via des intermédiaires ou des entités de mise en œuvre nationaux, régionaux (Ministères, ONG, banques nationales de développement etc.) et indirect via des entités régionales et internationales accréditées (banques multilatérales et régionales et agences onusiennes, institutions financières internationales). Les entités du secteur privé peuvent également être accréditées en tant qu’intermédiaires ou entités de mise en œuvre.

Pour une meilleure appropriation et interaction avec le fonds au niveau national, un cadre national a été institué :

-          une Autorité Nationale Désignée (AND) instituée au sein de la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) qui sera l’interface ou l’intermédiaire entre le Gouvernement du Sénégal et le FVC ;

-          Le Centre de Suivi Ecologique (CSE) a été accrédité comme entité nationale de mise œuvre pour l’accès direct au fonds Vert et appuie les porteurs de projets/programmes répondant aux critères d’éligibilité.

Cependant, au regard de la transversalité des changements climatiques, des enjeux économiques, l’implication de divers acteurs et institutions s’impose au niveau national pour garantir la transparence, la cohérence, l’effectivité des projets/programmes financés sous le fonds vert climat. D’où la nécessité d’élargir ce cadre avec l’ensemble des institutions

Dans le cadre de « l’Appui à la préparation du Pays » appelé « le programme readiness du FVC », un dispositif institutionnel national devra être mis en place pour l’opérationnalisation du FVC au niveau national.

S’agissant du cadre opérationnel, il est composé :

P  De l’Autorité Nationale Désignée (AND) : Elle assure le point de contact avec le fonds et le secrétariat du comité de pilotage et instruit la lettre de non objection pour la soumission des projets, l’endossement de l’institution à accréditer

PD’un Comité de Pilotage (CP/conseil) : Ce comité reçoit et soumet des projets, concepts de projets au comité technique pour avis technique et validation. Il est principalement responsable de la planification, la priorisation, du suivi et de l’évaluation des projets à soumettre au fonds, de la gestion et de la vérification de l’utilisation des  ressources affectées au titre du FVC.

PD’un Comité Technique: Il est assuré conjointement par les comités d’adaptation et d’atténuation qui sont constitués par les différents représentants des sectoriels concernés et le COMNACC. Il est chargé de garantir la qualité technique des propositions de projets/programmes soumis, de vérifier le respect des critères fixés par le FVC et de faire le suivi technique de l’exécution de ces projets pour le compte national. Ce comité émet dans ce sens des avis et recommandations techniques et scientifiques au comité de pilotage.

En effet, la mise en place de ce cadre opérationnel traduira la transparence et l'engagement du Sénégal sur les questions liées aux changements climatiques, et les décisions prises à cet effet, en outre à son développement durable.

La formalisation officielle de ce cadre à travers un arrêté primatoral est en cours, pour une opérationnalisation effective.

Les Acquis avec le Fonds Vert Climat

Le Sénégal a bénéficié des ressources du FVC pour le financement des trois (3) projets suivants :

-          Le projet de restauration des terres salées pour l’amélioration de la résilience des écosystèmes et des communautés dans le bassin arachidier, avec le Centre de Suivi Ecologique (CSE) comme entité d’exécution en 2015 ;

-          le projet « scaling up solar » de 100 mw avec la Société Financière Internationale (SFI ou IFC en anglais) de la Banque Mondiale, financé dans le cadre du programme « readiness » du Sénégal pour des études de préparation de projet en 2015 ;

-          Le projet de « Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal », avec l’Agence Française de Développement, en 2016.

Le transfert des technologies écologiquement rationnelles est inscrit dans le texte même de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) dont l’article 4.5 stipule : « Les pays développés parties et les autres Parties développées figurant à l’annexe II prennent toutes les mesures possibles en vue d’encourager, de faciliter et de financer, selon les besoins, le transfert ou l’accès de technologies et de savoir-faire écologiquement rationnels aux autres Parties, afin de leur permettre d’appliquer les dispositions de la Convention. ».

Le Sénégal a fait des efforts en la matière notamment par l’établissement d’un cadre institutionnel adéquat. En effet, notre pays a élaboré le document « Etude des Besoins Technologiques (EBT) » en 2012. Ce dernier vise à aider les pays en développement à répondre à leurs engagements à travers la diffusion et l’utilisation des technologies appropriées visant l’atténuation et l’adaptation aux effets extrêmes des changements climatiques.

   Brique  Typha  Brique en typha   Centrale solaire de Bokhol Centrale  Solaire de Bokhol

                                            lampe led Lamp LED

                                                                                            

Dans le cadre de cette étude, les technologies prioritaires pouvant contribuer aux objectifs d’atténuation et de développement économique et social du pays, ont été retenues, avec bien entendu une analyse des barrières s’opposant à leur transfert au Sénégal

La Convention sur le climat a mis en place un mécanisme pour le développement de la technologie en décembre 2010 constitué par ses unités politique : le Comité Exécutif de la Technologie (TEC) et technique : le Centre et Réseau de Technologies Climatiques (CRTC).

Ce dernier, a pour mission de stimuler la coopération technologique et d’approfondir le développement et le transfert de technologies vers les pays membres en développement selon leur demande.

Au Sénégal, le point focal des activités du CRTC, communément appelé Entité Nationale Désignée (END) est exercé par le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Energies Renouvelables (CERER), au regard du rôle clé que joue ce centre dans la maitrise, le développement et la dissémination de la technologie propre, notamment les énergies renouvelables.

Actuellement ,le CRTC a approuvé trois (03) requêtes au niveau national portant sur : 

 -   Requête 1 soumise par l’Agence pour l’Economie et la Maitrise de l’Energie (AEME) : Développement de l’efficacité énergétique dans les industries et les services ;

-      Requête 2 soumise par le Bureau de Mise à Niveau (BMN) : Déploiement de technologies vertes dans les zones industrielles ;

-      Requête 3 soumise par la CEDEAO sur l’Intégration du genre pour un système d'énergie résilient au changement climatique ;

Définition de l’adaptation aux changements climatiques

Le concept d’adaptation est défini par le Troisième Rapport d’évaluation du GIEC comme "l’ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques."

Différents types d’adaptation

Adaptation spontanée : adaptation à une contrainte climatique par une réponse immédiate et non réfléchie d’un point de vue stratégique ;

En pratique, la notion d’adaptation spontanée n’est pas toujours simple à isoler : pour définir de manière pragmatique les actions d’adaptation spontanée, on peut considérer qu’elles correspondent à une adaptation réalisée par les acteurs socio-économiques (sans intervention publique en référence au changement climatique) de manière indépendante sans que cela entraîne de changements radicaux (suppression d’activité, déplacement de population, etc.).

Adaptation planifiée : adaptation qui résulte de décisions stratégiques délibérées, fondées sur une perception claire des conditions qui ont changé - ou qui sont sur le point de changer - et sur les mesures qu’il convient de prendre pour revenir, s’en tenir ou parvenir à la situation souhaitée.

 Bassin de rétention de Montrolland maraichage dans le kolda  vallée rizicole de Fayil  project intac 

Quelques Projets d"adaptation réalisés au Sénégal

  • -       Adaptation des zones côtières aux changements climatiques (ACCC), financement PNUD
  • -       Adaptation des Zones Vulnérables à l’Erosion Côtière (PAZVEC), financement du fonds d’Adaptation
  • -       Intégration de l’adaptation au changement climatique dans le développement durable au Sénégal (INTAC), financement du Japon
  • -       Gestion Intégrée des zones côtières (GIZC), financement Union Européenne
  • -       Gestion des Risques de Catastrophes et d’adaptation au changement climatique, financement Banque Mondiale
  • -       Gestion des Eaux Pluviales et d’adaptation au changement climatique, financement Fonds Nordique/Banque Mondiale
  • -       Projet « Climate Change Agriculture and Food Security” (Changement climatique, Agriculture et Sécurité Alimentaire), financement FAO
  • -       Renforcement de la résilience au Sahel (P2RS), financement BAD

1-      Tableaux de quelques réalisations  en matière d’adaptation

Secteurs Actions / infrastructures Acteurs
Zone côtière

-       Ouvrages de protection côtière

-       Digues et mur de protection

-       Reboisement au niveau du littoral

-       Loi sur le littoral

DEEC, REPES, ENDA, Green Senegal,

Agriculture/

Ressources en Eau/Elevage

-        Ouvrages de lutte contre la salinisation des terres

-        Lutte contre la dégradation des terres

-        Aménagements de bas-fonds et bassins versants

-        Digues anti-sel

-        Aménagements hydro-agricoles

-        Pratiques de gestion durable des terres

-        Agroforesterie

-     Bassins de rétention, mares pastorales…

DEEC, PAPIL, DBRLA, ANGMV, PROGEDE, Service des Eaux et Forêts, INP, ISRA et autres acteurs.
Gouvernance locale

-       Elaboration de plans climat territoriaux intégrés (PCTI) (cartographie de la vulnérabilité des zones, bilan carbone)

-       Mise en place et Formation des COMRECC

TACC, PNUD, Entente Ferlo, Région de Fatick, Région de Dakar,

DEEC/COMNACC

Gestion des Risques et Catastrophes

-       Mise en place d’un centre opérationnel de gestion interministériel des crises conditionné par un système d’alerte précoce intégré (SAP)

-       SAP des inondations

-       Mise en place d’ouvrages sous dimensionnés  contre les inondations

DPC, ANACIM, DEEC, HASSMAR, DARZI, ADM, ONAS,

Pêche et biodiversité

-       Création d’Aires Maires Protégées

-       Développement de l’Aquaculture

-       Réserves Naturelles Communautaires

DPM, DAMCP, DPN, UICN, ANA

 A la suite du PANA, il a été élaboré de nouvelles directrices communément appelées les Plans Nationaux d’Adaptation (PNA) depuis la 16ème Conférence des Parties sur les changements climatiques (CdP16) tenue à Cancun en 2010, au Mexique. Ainsi, l’adaptation aux changements climatiques est devenue une étape habituelle et nécessaire de la planification à tous les niveaux.

Selon la décision 5/CP.17, l’objectif du processus PNA est de :

-          réduire la vulnérabilité aux incidences des changements climatiques en renforçant les capacités d’adaptation et la résilience ;

-          faciliter l’intégration de manière cohérente de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et stratégies de planification du développement dans tous les secteurs concernés ;

Dans le cadre de l’élaboration de son PNA, le Sénégal compte étudier la vulnérabilité au changement climatique sur les moyens et longs termes des secteurs suivants: l’agriculture, les ressources en eau, l’élevage, les zones côtières, la biodiversité, la pêche, la santé, le tourisme, les infrastructures et services de transport, la gestion des risques de catastrophes (inondations) .