vendredi, 20 juillet 2018

Centre de Gestion de la Qualité de l'Air

     Indice Qualité Air du 07 mai 2018 

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La couche d’ozone : le bouclier de la terre

Ozone absorbe les radiations UV

L’ozone est un gaz composé de 3 molécules d’oxygène (O3). Il joue un rôle vital au niveau de la stratosphère (20 à 40km d’altitude) ou il forme une couche qui filtre les rayons ultraviolets B.

En cas d’exposition de longues durées, ces UVB représentent un danger pour la santé humaine (développement des cancers de la peau, des cataractes), mais aussi pour la faune, la flore et le milieu marin, en perturbant, voir même en bloquant  le cycle de croissances normales des espèces

En effet, ces substances ayant des dérivés chlorés comme les Chlorofluorocarbones (CFCS) et du brome comme le bromure de méthyle, une fois rejetées à l’air libre, vont migrer jusqu’à atteindre la stratosphère. En haute altitude, sous l’effet des rayons ultraviolets B (UVB), les CFCS et le bromure de méthyle se décomposent en libérant respectivement leur atome de chlore et de brome qui va casser les molécules d’ozone.

Suivant ces réactions chimiques, 1 atome de chlore ou de brome, est en mesure de détruire plus de 100 000 molécules d’ozone.

C’est vers les années 70 que les scientifiques se sont aperçus de l’élargissement du trou de la couche d’ozone au dessus de l’antarctique et de ces répercussions sur la santé et sur l’environnement. Très vite, ils ont tiré la sonnette d’alarme. Les recherches ont prouvéque l’utilisation des substances contenant du chlore, du fluor et  du brome, est à l’origine d’une grande partie de la destruction de la couche d’ozone.

—  Les perspectives du Protocole de Montréal

—  Depuis Bangkok, en passant par Paris (2014) , Dubai (2015) ,Vienne(2016) et Kigali (2016), la communauté internationale est entrain de travailler pour mettre en place un amendement au Protocole de Montréal sur la gestion des HFC.

—  Ces substance utilisées en substitution des HCFC sont de puissants  gaz à effet de serre.

—  Besoin de maitriser sa production et sa consommation à travers un amendement

—  Place de l’Afrique

—  La conférence des Ministres Africains a adopté une déclaration au Caire en mars 2015 sur la nécessité de gérer les HFC et d’aboutir à un amendement

—  Afin de mettre en œuvre la Déclaration de la 15e session de la CMAE, le groupe africain propose d'amender le Protocole de Montréal afin de réduire progressivement la production et la consommation de HFC en établissant un groupe de contact lors de la 36e GTCNL (Juillet 2015)

—  Le Sénégal a supporté et soumis la déclaration du Caire au Secrétariat de l’ozone. Cette position a permis aux négociations de connaitre  un tournant décisif pour l’adoption d’un amendement

—  Défis à relever

—  Financement :

—        Le maintien du Fonds multilatéral en tant que mécanisme de financement, étant entendu que des ressources financières additionnelles seront fournies par les Parties non visées à l’article 5 pour compenser les coûts additionnels résultant de la gestion des HFC par les Parties visées à l’article 5 dès lors que des obligations seront retenues

—  Souplesse :

—         Les Parties visées à l’article 5 auront la souplesse voulue pour donner la priorité aux HFC, circonscrire les secteurs concernés, choisir des technologies et produits de remplacement, élaborer et mettre en œuvre des stratégies pour s’acquitter des obligations convenues concernant les HFC, en tenant compte de leurs besoins propres et de leurs réalités nationales

—  Deuxième et troisième conversion

—  Les entreprises qui sont déjà passées aux HFC lorsqu’elles ont éliminé les CFC et/ou les HCFC auront droit à un financement du Fonds multilatéral pour couvrir les surcoûts survenus, tout comme les entreprises ayant droit à un financement pour les premières conversions.

—  Orientations au Comité exécutif

—        - Il est entendu que des orientations et/ou des méthodologies devront être élaborées sur les points suivants, dans le cadre d’éventuelles mesures de réglementation des HFC :

—       - Détermination des surcoûts

—       - Calcul des surcoûts

—      - Seuils coût-efficacité

—      - Rendement énergétique et impacts climatiques des projets

—  Activités de facilitation

—  Ces activités seront appuyées par le Fonds multilatéral dans tout accord visant à réduire les HFC.

—      - Renforcement des capacités et formation à l’application des solutions de remplacement des HFC dans le secteur de l’entretien, le secteur manufacturier et le secteur de la production

—  -          Renforcement institutionnel

—  -          Systèmes d’octroi de licences en application

—  -          Communication des données

—  -          Projets de démonstration

—  -          Élaboration des stratégies nationales

—  -     Nécessité d’accorder des dérogations aux pays connaissant des températures ambiantes élevés,

—  Amendement sur la gestion des hydrofluorocarbone (HFC) adopté à Kigali le 14 octobre 2016.

photoamendementdekigali  

Vu la participation remarquée et efficace de l’Afrique et le choix du Rwanda d’abriter la 28ième réunion des parties, cette situation a permis de connaitre une issue souhaitable par la communauté internationale qui a adopté l’amendement au Protocole de Montréal sur la gestion des HFC.

—  Ces substances qui sont de puissants gaz à effet de serre seront éliminées progressivement à partir de 2024 pour les pays africains (voir tableau ci-dessous).

A5 Group 1 A5 Group 2 A2 Group 3
Baseline 2020-2022 2024-2026 2011-2013
Formula Average HFC consumption Average HFC consumption Average HFC consumption
HCFC 65% baseline 65% baseline 15% baseline*
Freeze 2024 2028 -
1st step 2029 – 10% 2032 – 10% 2019 – 10%
2nd step 2035 – 30% 2037 – 20% 2024 – 40%
3rd step 2040 – 50% 2042 – 30% 2029 – 70%
4th step 2034 – 80%
Plateau 2045 – 80% 2047 – 85% 2036 – 85%
  1. Group 1: Article 5 parties sans ceux du  Group 2
  2. Group 2: GCC, India, Iran, Iraq, Pakistan
    1. Groupe A2: pays développés
    2. Le calendrier de mise en œuvre de l’amendement distingue trois groupes de pays.
    3. 1°) Les pays développés (groupe 3), qui comprennent notamment les Etats-Unis et l’Union européenne, s’engagent ainsi à réduire l’utilisation des HFC de 10% d’ici à 2019 et à les supprimer totalement d’ici à 2050.
    4. 2°) Le  groupe 1 constitué de la Chine, de l’Indonésie, des îles caraïbes et de l’Océanie, les pays de l’Amérique Centrale, du Sud, du Pacifique,  des pays de l’Afrique, commenceront à réduire leur consommation de HFC dès 2024.
    5. 3°) Le groupe 2 réunissant  l’Inde, l’Arabie saoudite, le Pakistan, l’Iran et pays du Golf, s’engagent à réduire leurs consommations de HFCs dès 2028. Le groupe 1 réduira les niveaux de HFCs de 80% en 2045, pour le groupe 2, les niveaux de réduction seront de 85% en 2047 ;

—  Dans cette perspectives, la ratification,  la préparation des textes réglementaires, la mise en place des outils de gestion et le renforcement des capacités des techniciens frigoristes et des douaniers seront menées pour anticiper sur la mise en œuvre du plan d’élimination des ces substances.

—  Il faut rappeler que l’élimination de ces  substances va contribuer d’ici 2100 à réduire de 0,5°c la température globale.

- La Convention de Vienne  adoptée en 1985 par la communauté internationale

Ainsi pour prendre en charge cette problématique, la Communauté Internationale s’est réunie à Vienne, pour adopter la Convention le 22 mars 1985. Une vingtaine de pays venait de jeter les bases d’un processus politique mondial de lutte pour la protection de la couche d’ozone. A l’heure actuelle, la Convention de Vienne compte 190 Pays Parties. Cette Convention reconnait la nécessité d’accroître la coopération internationale en vue de limiter les risques que les activités humaines pouvaient faire courir à la couche d’ozone. Cette convention ne contient aucun dispositif contraignant, mais prévoit que des protocoles spécifiques puissent lui être annexés.

Le Protocole de Montréal adopté en 1987 sur les substances appauvrissant la couche d’ozone

Ce Protocole est une suite logique des négociations entamées à Vienne en 1985. Par souci de rigueur et d’efficacité dans la gestion de ce défi mondial, la Communauté Internationale, s’est réunie au Canada, pour adopter le 16 septembre 1987, le Protocole de Montréal relatif aux Substances Appauvrissant la couche d’Ozone (SAO). Ce Protocole vise à terme, le respect  du calendrier d’élimination des SAO des pays article 2 (pays développés) et des pays article 5 (pays en voie de développement ou à économie de transition). En 2009, 196 pays sont signataires du Protocole de Montréal, lui permettant ainsi d'être le premier protocole environnemental à atteindre la ratification universelle.

Ce protocole impose la suppression de l'utilisation des CFC sauf pour des utilisations qualifiées de critiques ou essentielles, de Halons, de bromure de méthyle et autres substances appauvrissant la couche d'ozone telles que les HCFC. En 2010, les CFC sont définitivement supprimés, à l'exception de quantités très minimes et indispensables (utilisation en médecine).

Les amendements

  • Londres 1990: sur le mécanisme de financement :L’amendement de Londres a permis de créer un mécanisme de financement, à savoir le Fonds Multilatéral au Protocole de Montréal, pour apporter une assistance technique et financière aux pays article 5, dans leur effort de conformité aux obligations du Protocole, d’élimination accélérée des SAO avant les échéances de 2010, 2015 et 2040. Ce Fond participe aux initiatives des plans nationaux d’action, des Bureaux Nationaux Ozone (BNO), des projets d’investissements, sur la législation et la réglementation, la formation. Le Fond Multilatéral s’appuie sur les agences d’exécution (PNUE, PNUD, ONUDI, BM). Ce Fond a un Secrétariat basé à Montréal
  • Copenhague 1992: sur les HCFC Cet amendement a listé le bromure de méthyle, les hydrobromofluorocarbones (HBFC) et les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), comme substances réglementées.
  • Montréal  1997: sur le système de licence d’importation et d’exportationCet amendement a consacré la mise en place par les Pays Parties de système d’octroi de licences d’importation et d’exportation de SAO
  • Beijing 1999: sur le contrôle de la production des HCFC.Cet amendement porte sur l’exigence de rapports sur les utilisations pour le traitement en quarantaine et préalable à l’expédition, du bromure deméthyle.

Lors de la 11ème Réunion des Parties (RdP), les décisions suivantes ont été prises : 

E  L’inscription du bromochlorométhane sur la liste des substances réglementées,

E  Le contrôle de la production de HCFC

E  L’exigence de rapports sur les utilisations pour le traitement en quarantaine et préalable à l’expédition, du bromure deméthyle.

Pendant longtemps, les CFCS ont été largement utilisés dans de nombreux secteurs (froid domestique, commercial, industriel), en pharmacie, comme agents propulseurs des aérosols, du fait de leurs propriétés. Les CFCS sont des produits stables, non toxiques, non explosifs, non inflammables. Le problème majeur de ces substances, se situe au niveau de leur potentiel de destruction de la couche d’ozone (PDO) et de leur potentiel de réchauffement de la planète (PRP).

Le Sénégal a ratifié la convention de Vienne, le Protocole de Montréal et les différents  amendements en 1993. Le programme ozone a débuté en 1995 et a connu deux grandes phases: première phase a concerné l’élimination des CFC en 2010 et la deuxième phase est relative à l’élimination totale  des HCFC en 2030.

Première Phase

Objectif du programme était  l’élimination  des SAO destructrices de la couche d’ozone en 2010. Cette phase a permis au Sénégal de répondre aux  dispositions du Protocole de Montréal.

Principales activités:

1. Renforcement institutionnel par la mise en place de l’unité de coordination Bureau   National Ozone

2. Mise en place de la réglementation sur la consommation des SAO décret et arrêté

3.Formation des techniciens frigoristes

4.Formation des douaniers

5.Dotation des frigoristes en équipement de froid

6. sensibilisation du grand public

Deuxième phase : 2012 à 2030

Le programme ozone, dans sa deuxième phase va entreprendre les activités d’élimination progressive des HydroChloroFluoroCarbones (HCFC)  de 2012 à2020.

Pour tous les pays partiesconcernées, l’exécution des ces programmes sera assurée par les agences d’exécution  des Nations Unies qui assurent le suivi  des projets. 

Les enjeux et les objectifs du plan de gestion pour l’élimination des HCFCs (PGEH)

Problématique des HCFC 

Produits de transition en remplacement des CFC, les HCFCs sont des substances appauvrissant la couche d’ozone et appartiennent de la liste II du Protocole de Montréal.  Les HCFC doivent être éliminés d’ici 2030 ; avec un calendrier basé sur un gel en 2013, une réduction de 10% en 2015 et élimination totale en 2030.

L’interdiction de vente en Europe est entrée en vigueur le  1er janvier 2010 pour le  fluide R 22 et les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) de la même famille. Jusqu’en 2015, seuls les HCFC recyclés pourront être utilisés. Ceci pose la question du devenir des équipements.

 Les enjeux :Participer à l’effort mondial d’élimination des HCFCs.

 En 2008, les pays parties au Protocole de Montréal sont convenus de geler la production des HCFCs en 2013 sur la base de la moyenne 2009-2010 et une accélération de l’élimination des HCFCs.

En effet, tout comme les CFCs, les HCFCs sont à la fois listées par le Protocole de Montréal comme substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO), et listées par le Protocole de Kyoto comme gaz à effet de serre (GES), avec un haut potentiel de réchauffement, voir tableau suivant :

Liste des réfrigérants, SACO, GES

Type de réfrigérant Composition (Formule ODP R11=1.0 GWP CO2=1.0
HCFC-22

CHClF2

0.05 1700
HFC-134a CF3CH2F 0

1300

HFC-407C R32/125/134a

0

1610
HFC-417A (ISCEON 59) R125/134a/600 0

1950

HFC-410A R32/125 0

1890

R-717 (Ammoniac) NH3

0

0

HFC-404A R143a/125/134a

0

3260
R-290 (Propane) CH3CH2CH3 0

3

R-600 (Butane) CH3CH2CH2CH3

0

3
R-600a (Isobutane) CH(CH3)3 0

3

R-744 CO2

0

 1

Objectif

L’objectif majeur est d’arriver à zéro production et de consommation de HCFCs en 2030, d’où l’établissement des calendriers d’élimination en 2020 pour les pays article 2 (pays développés), et en 2030 pour les pays article 5 (pays en voie de développement).

Calendrier d’élimination des HCFCs  pour les pays article 5 (pays  en développement)

Année : 2013

Année : 2015

Année : 2020

Année : 2025

Année : 2030

Gel

(Niveau : moyenne) 2009-2010

Réduction :

-10%

Réduction :

-35%

Réduction :

-67,5%

- 97,5 %0

Consommation

et production


En gardant un niveau de 2,5 % pour les besoins en matière d’entretient de la période 2030-2040.

Les exigences du Protocole de Montréal (pays article 5)

photoconsommation HCFC 

Le nouveau défi c’est l’élimination des HCFCS d’ici 2030

Stratégie d’élimination au niveau national

l  Application  de texte réglementaire pour contrôler la consommation des HCFC

l  Formation des techniciens frigoristes sur les bonnes pratiques en matière de froid

l  Formation des douaniers sur l’identification des SAO et la réglementation mise en place

l  Renforcement de capacité des écoles professionnelles de froid

l  Information et sensibilisation du  public

Profil  de consommation des HCFC au Sénégal

photo profilconsommationHCFC

Le plan d’action du Sénégal  repose sur les activités de :

-          Formation des  douaniers et techniciens frigoristes

-          Sensibilisation et d’information

-          Acquisition de matériels d’identification des fluides frigorigène

-          Mise en place d’une réglementation avec un système de quota annuel

-          Equipement de centres principal et secondaire de matériel de récupération et de recyclage des fluides frigorigènes

      Activités de mise en œuvre

Pour 2015

Les activités réalisées concernent :

-          L’application de la réglementation par un système de quota annuel ;

-          Les réunions du comité ozone

-          L’acquisition de matériel de récupération et e recyclage des fluides HCFC

-          La réalisation du centre principal de Dakar pour  servir de lieu de récupération  des fluides ;

-          L’acquisition d’identificateurs pour les douaniers ;

-          Le centre de référence pour la récupération, le recyclage et la reconversion est à mettre en place en collaboration avec les associations des techniciens frigoristes

-          La célébration de la journée mondiale de l’ozone

La campagne de sensibilisation et d’information avec des outils de communication

 Pour 2016

Les activités  en cours de réalisation sont :  

-             -          Mise en place d’un réseau de points focaux ozone

-          Mise en place d’une réglementation pour le contrôle des HCFCs: Arrêté interministériel N°00526 du 15 janvier 2014 réglementant la consommation des SAO.

-          Formation des techniciens frigoristes avec un total de (1738).

-          Formation des douaniers avec un total de (319).

-          Mise en place d’un centre de référence principal pour la récupération et le recyclage.

-          Mise en place de points de collecte de CFC et HCFC dans les régions.

-          Réalisation du guide sur les bonnes pratiques

-          Conception de la base de données Ozone pour une meilleure centralisation et gestion plus efficiente des informations. L’historique des différentes phases du PPO et la mise à jour des informations au besoin (prise en compte des programmes à venir).

Dématérialisation du système de quota (intégration dans le système informatique de la douane pour une meilleure maîtrise des importations : ORBUS).

Campagne de sensibilisation et d’information et céélébration de la Journe Mondiale de l’ozone le 16 septembre

Calendrier d’élimination des HCFC au  Sénégal

Année Etapes de réduction du  HPMP

Ligne de base

2013

Gel qui est la quantité de référence du niveau de réduction   de la consommation
2015

10 % réduction

2020

35% de réduction

2030 100% de réduction 

La réduction de ces substances ne pourra se faire qu’avec le système de quota annuel  réglementé par l’arrêté interministériel portant la  consommation des  substances appauvrissant la couche d’ozone qui est toujours de signature.

Problématique de la destruction de la couche d’ozone

La couche d’ozone : le bouclier de la terre

 Ozone absorbe les radiations UV

Problématique de la couche d'ozonephoto

L’ozone est un gaz composé de 3 molécules d’oxygène (O3). Il joue un rôle vital au niveau de la stratosphère (20 à 40km d’altitude) ou il forme une couche qui filtre les rayons ultraviolets B.

En cas d’exposition de longues durées, ces UVB représentent un danger pour la santé humaine (développement des cancers de la peau, des cataractes), mais aussi pour la faune, la flore et le milieu marin, en perturbant, voir même en bloquant  le cycle de croissances normales des espèces

En effet, ces substances ayant des dérivés chlorés comme les Chlorofluorocarbones (CFCS) et du brome comme le bromure de méthyle, une fois rejetées à l’air libre, vont migrer jusqu’à atteindre la stratosphère. En haute altitude, sous l’effet des rayons ultraviolets B (UVB), les CFCS et le bromure de méthyle se décomposent en libérant respectivement leur atome de chlore et de brome qui va casser les molécules d’ozone.

Suivant ces réactions chimiques, 1 atome de chlore ou de brome, est en mesure de détruire plus de 100 000 molécules d’ozone.

C’est vers les années 70 que les scientifiques se sont aperçus de l’élargissement du trou de la couche d’ozone au dessus de l’antarctique et de ces répercussions sur la santé et sur l’environnement. Très vite, ils ont tiré la sonnette d’alarme. Les recherches ont prouvéque l’utilisation des substances contenant du chlore, du fluor et  du brome, est à l’origine d’une grande partie de la destruction de la couche d’ozone.