mercredi, 22 novembre 2017

Centre de Gestion de la Qualité de l'Air

     Indice Qualité Air du 17 Novembre 2017   

indice moyen

                                                                                           Plus d'informations sur le CGQA

barre4

Centre de Gestion des Urgences Environnementales

Centre Régional des Conventions de Bâle et de Stockholm pour les pays d'Afrique Francophone

Partenaires

 logo30ans anacim  japon
 cetud  pnud ambassadefrancesenegal
 sonatel  unioneuro logo FEM
UNECA logo usaid Banque mondiale
logo PAD  fonds vert Climat  logo coopération allemande
 logopnue  unfcc  digizlogo
 logo FND  logofondsmultilateral  COMNACC VALIDE (1)

1. L’origine des polluants

L’air est composé d’oxygène (21%), d’azote (78%) et d’argon (0,95%). Il est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d’origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les volcans ...) ou produits par les activités humaines (pots d’échappements, cheminées d’usines, feux domestiques, feux de poubelles ...).

La qualité de l’air résulte d’un équilibre entre les apports de polluants et les phénomènes de dispersion et de transformation dans l’environnement.

Les polluants atmosphériques sont très nombreux et parfois à des concentrations très faibles.

Il existe deux principales grandes familles de polluants atmosphériques : les polluants primaires et les polluants secondaires.

Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (industrielle, automobile, surfacique). Il s’agit de gaz tels que les oxydes de carbone, les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, les hydrocarbures légers, les composés organiques volatiles et les particules contenant ou non des composes métalliques

(plomb, mercure cadmium...) ou organiques.

Sous l’action des rayons solaires et de la chaleur, ces polluants primaires peuvent se transformer, dans la basse atmosphère, en polluants secondaires tel que l’ozone. Ce dernier résulte de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée.

La formation de polluants secondaires nécessite un certain temps durant lequel les masses d’air se déplacent. Ce qui explique pourquoi les pointes de polluants secondaires concernent des territoires souvent plus étendus que les pointes de polluants primaires.

2. Polluants suivis

Compte tenu du nombre élevé de polluants dans l’atmosphère seuls quelques-uns sont suivis, car d’une part ils sont représentatifs des types de pollution (industrielle, automobile ou surfacique) et d’autre part, leurs effets nuisibles pour l'environnement et/ou la santé ont été démontrés.

On parle alors d’indicateurs de pollution atmosphérique qui font l'objet de réglementations.

Le CGQA assure la surveillance des polluants atmosphériques suivants :

SO2 (Dioxyde de soufre)

Les émissions de dioxyde de soufre dépendent de la teneur en soufre des combustibles (gazole, fuel, charbon...). Elles sont principalement libérées dans l’atmosphère par les cheminées des usines (centrales thermiques...), le secteur automobile Diesel contribue dans une faible mesure à ces émissions.

Impact sur la santé : Une pollution au dioxyde de soufre provoque des symptômes respiratoires aigus chez l’adulte et baisse de la  capacité respiratoire chez l’enfant.

PM (Particules en suspension)

Le transport routier, les combustions industrielles et l’incinération des déchets sont parmi les émetteurs de particules en suspension. Certaines particules dites secondaires se forment à partir d'autres polluants.

Les principaux secteurs d'émission des particules de diamètre inférieur à 10 µm sont le transport, l’industrie et les phénomènes naturels.

Impact sur la santé : Les particules en suspension (PM10 et PM2,5) sont responsables de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires.

NOx (Oxydes d'azote)

Les émissions d’oxydes d’azote apparaissent dans toutes les combustions, à hautes températures, de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole...).

Le transport reste la principale source d’émission de NOx (les moteurs diesel en rejettent deux fois plus que les moteurs à essence catalyses. Cependant la plupart des véhicules au Sénégal ne sont pas équipés avec des pots catalytiques).

Le monoxyde d’azote (NO) rejeté par les pots d’échappement est oxydé par l’oxygène et se transforme en dioxyde d’azote (NO2).

Impact sur la santé : Les oxydes d’azote déclenchent des crises d’asthme et accentuent la  sensibilité des bronches aux infections chez l’enfant.

O3 (Ozone)

L’ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des UV dans la haute atmosphère (à environ 25 km d’altitude au niveau de la stratosphère).

Mais à basse altitude, ce gaz est nuisible si sa concentration augmente trop fortement.

C’est le cas lorsque se produit une réaction chimique entre le dioxyde d’azote et les hydrocarbures (polluants d’origine automobile).

Cette réaction nécessite des conditions climatiques particulières (fort ensoleillement températures élevées, phénomène d’inversion de température, faible humidité et absence de vent).

Impact sur la santé : La pollution à l’ozone provoque des toux et des irritations oculaires.

CO (Monoxyde de carbone)

Les émissions de monoxyde de carbone proviennent essentiellement du trafic routier, bien que ce polluant ne représente en moyenne que 6% des gaz d'échappement d'un véhicule à essence (un véhicule diesel en émet 25 fois moins).

Impact sur la santé : Le monoxyde de carbone provoque une intoxication chronique, des maux de tête, vertiges, problèmes cardio-vasculaires.

BTX (Benzène, Toluène, Xylènes)

Les BTX sont des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) libérés lors de l'évaporation des carburants (remplissage des réservoirs), ou par les gaz d'échappement.

Ils sont émis majoritairement par le trafic automobile, le reste des émissions provenant de processus industriels et éventuellement d'usage domestique de solvants.

Impact sur la santé : Les BTX sont à l’origine de troubles du système nerveux et perte de conscience.

Le plomb n’est pas suivi et n’est plus un indicateur de la pollution automobile, car il a été supprimé de l’essence depuis 2005.

3. Recommandations sanitaires en cas de pic de pollution

En cas de pic de pollution, il est recommandé à l’ensemble de la population :

-          de respecter scrupuleusement leur traitement médical en cours, ou de l'adapter sur avis de leur médecin

-          de consulter leur médecin en cas d'aggravation de leur état ou apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux)

-          d'éviter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) augmentant de façon importante le volume d'air et de polluants inhalés

-          de veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d'autres facteurs irritants des voies respiratoires, tels que l'usage de solvants et surtout la fumée de tabac

- Les enfants et les personnes âgées devraient  éviter de s'exposer longuement à l'air ambiant pendant la période.